L’œil d’Horus, appelé Oudjat en égyptien, veut dire "complet".
L'oeil était considéré comme un porte-bonheur et figurait sur de très nombreuses peintures ou amulettes à titre prophylactique.
Il est symbole de connaissance, de lumière, d'intégrité et de plénitude retrouvée, celle de l'égypte réunifiée.
Il représente un œil humain fardé et souligné de deux marques colorées caractéristiques du faucon pèlerin.
La légende nous raconte qu'Osiris, premier souverain de la terre d’Égypte, avec l’aide de Thot, maître suprême de l’arithmétique,
de la parole et des scribes, initie les Égyptiens à l’écriture, à la science et à la magie.
À l’opposé, son frère Seth, incarnation du mal, est jaloux et hait Osiris en raison de l’affection que tous lui portent.
Seth tue Osiris puis s’en prend à son fils posthume Horus. Parvenu à l'âge d'homme, et désireux de venger son père, Horus provoque Seth en combat singulier.
Seth arrache l'oeil d'Horus et celui-ci l'émascule. Ainsi la trahison et la méchanceté demeureront stériles.
Durant ce combat, l’œil gauche d’Horus est coupé en morceaux et jeté dans le Nil.
À l’aide d’un filet, Thot récupère les morceaux mais il en manque un ! Thot le rajoute et rend à Horus son intégrité vitale.
Chaque partie de l'oeil représente une fraction la somme des fractions de l’Oudjat ne fait que 63/64 ; le 1/64 manquant est le liant magique ajouté par Thot
pour permettre à l’œil de fonctionner.
Ainsi, Horus a perdu l'oeil gauche (la lune) dans la bataille contre Seth.
Horus récupère son oeil et l'offre comme talisman à son père Osiris pour lui restituer la vue.
Oudjat devient alors le symbole de l'attachement du fils au père.
On se perd en conjecture sur l'origine d’Ankh. On lui attribue la forme d'un miroir, d'une boucle de mocassin, ou d'un utérus stylisé, on le compare également à des vertèbres animales. Ankh a aussi comme nom : la clef du Nil, elle représente la dualité de l 'Egypte. La partie arrondie représente le Delta de la Basse Egypte et la partie longue symbolise le Nil de la Haute Egypte.
Il était souvent porté par les divinités ou par les gens dans les processions funéraires, ou offert au roi en tant que souffle de vie.
Les dieux pouvaient le tenir par la boucle, ou en porter un dans chaque main, les bras croisés sur la poitrine.
Symbole d'immortalité (rois, dieux), il est la clé ouvrant la porte du monde de l'éternité (défunts) et fermant le monde des mystères aux profanes.
Le signe est aussi utilisé pour représenter la notion de serment, car donner sa parole, c'est engager sa vie et trahir sa parole, c'est perdre la vie.
La croix Ankh incarne donc la notion de souffle vital. C’est pourquoi les divinités la tiennent dans leur main :
elles sont les seules à détenir le pouvoir de donner ou de reprendre la vie.
Lorsqu’un dieu mettait l’anse de la clef sous le nez d’un pharaon, cela signifiait qu’il lui donnait le souffle de la vie.
Les morts la gardaient dans la main pendant la pesée de leur cœur, la plume de la justice de Maât étant sur l'autre
plateau, ce jugement permettant d'accéder à la vie éternelle.
Appelée également crux ansata (croix ansée),
l'ankh a été adoptée par les Coptes, associée au symbolisme chrétien,
mais à l'origine, il ne s'agit donc pas d'une croix.
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Le scarabée est un dieu créateur pour les Egyptiens du fait de leur sens de l'observation et de la projection faite à partir du sujet observé.
Le scarabée a l'habitude de pondre ses œufs dans une boule d’excrément protégeant l’œuf et la larve, qu'il fait ensuite rouler sur le sol.
Chaque matin lorsque le soleil se lève, afin de réchauffer ses œufs qui portent la vie, il présente sa boule vers le soleil,
qui lui insuffle la vie de part ses rayons. Cela rappelle à la fois l'insecte (et le dieu) qui s'est lui même crée,
mais aussi le dieu qui pousse le soleil devant lui, d'où la vénération du scarabée sous le nom de Khépri "Celui qui sort de la Terre",
nom ayant la même sonorité que le concept signifiant "venir au monde sous une forme donnée».
Le scarabée était le symbole du dieu solaire de son lever à son coucher, de la vie surgissant du néant,
l'aube représente symboliquement le retour à la vie des pharaons.
Dés la première dynastie (3000 avant J.C) l’insecte possédait déjà une importance culturelle.
En effet, l’on a retrouvé une petite boite en albâtre d’une longueur de 4 cm façonnée à l’image du scarabée,
cette boite pouvait contenir l’insecte et être suspendue au cou.
L’Ibis, espèce vénérée par les anciens, a aujourd'hui presque disparu d'Egypte.
A l’origine, il reçut un culte dans la Basse-Egypte, et devint rapidement l’animal sacré de Thot, dont il est une des deux formes d’incarnation,
l’autre étant l’hamadryas (cf. singe).
Il est à remarquer que la première lettre de l'alphabet égyptien est la lettre initiale du mot "hibou" qui a donné "ibis".
Rappelons que Thot était le dieu de l'écriture. De même, le bec de l'ibis est assimilé à un instrument d'écriture
("Le bec de l'ibis est le doigt du scribe, garde-toi de le faire déraper" recommande l'Enseignement d'Aménemopé).
Le bec de l'ibis est aussi valorisé en tant que massacreur de serpent (le serpent Apohis qui tente chaque jour de mettre fin à la course du soleil).
Thot étant aussi le dieu de la lune, il pourrait y avoir un symbole dans le plumage de l'ibis :
le blanc et le noir représenteraient la brillance puis la disparition de la lune. Il était vénéré dans les sanctuaires d’Hermopolis
(Achymounein), et dans tout le pays, notamment à Saqqarah, Thèbes, Ombos, Abydos. Des momies d’ibis
ont été retrouvées par milliers dans les lieux saints et dans plusieurs nécropoles. L'ibis jouit d'une grande
ferveur populaire, on applique par exemple une image d'ibis sur une plaie pour obtenir la guérison.
Les Egyptiens portent des amulettes en forme d'Ibis et confectionnent des statuettes de l'oiseau
dans un but prophylactique.
Plante aquatique, le papyrus est un végétal lié à la naissance du monde,
il représente les marais primordiaux du récit de la création.
Plante héraldique de la Basse-Égypte, il servait à décorer les colonnes des temples construits par les pharaons.
Il est la base du support « papier" des écritures et donc de la mémoire de l'Egypte.
De couleur verte il est le symbole de la vie éternellement renouvelée.